Encyclopédie › Bâtiments

Égout de pierre

Égout de pierre

Conduites couvertes pour les eaux de pluie et les eaux usées, terrasse de Persépolis, vers 518-460 av. J.-C.

Sous la terrasse royale de Persépolis courait un réseau d'égouts couverts, les uns taillés dans le roc, les autres bâtis en pierre. Ils évacuaient l'eau de pluie des toits plats et des cours dallées, loin des bâtiments. Sans eux, les murs de brique crue des palais auraient sans doute été gravement endommagés par les pluies d'hiver de la Perside.

Dans le jeu : L'Égout de pierre du jeu maintient propres les maisons à moins de sept cases. Les égouts fouillés à Persépolis desservaient la terrasse du palais et évacuaient surtout les eaux de pluie. On sait peu de chose du drainage de la ville en contrebas.

Égout de pierre: Taillé avant que les bâtiments ne s'élèvent

Taillé avant que les bâtiments ne s'élèvent

Dans les sources

Les fouilleurs ont constaté que le réseau d'évacuation fut tracé pendant le nivellement de la terrasse, avant que les salles et les palais ne soient bâtis par-dessus. Les conduites étaient taillées dans la roche vive ou bien revêtues et couvertes de dalles de pierre, puis dissimulées sous des sols plus tardifs. Cela montre que les égouts furent conçus dès l'origine comme partie intégrante de la terrasse, et non ajoutés après coup.

E. Schmidt, Persepolis I, 1953

Égout de pierre: Du toit à la conduite

Du toit à la conduite

Dans les sources

Les bâtiments avaient des toits plats en terre posée sur des poutres de bois, qui recueillaient la pluie. Les fouilleurs ont repéré des conduits verticaux ménagés dans les épais murs de brique crue, qui menaient l'eau jusqu'aux canalisations souterraines. Les égouts l'emportaient ensuite vers des exutoires en bordure de la terrasse, loin des fondations.

E. Schmidt, Persepolis I, 1953

Égout de pierre: Pluie, eaux usées ou adduction d'eau

Pluie, eaux usées ou adduction d'eau

Contesté

Les spécialistes s'accordent à dire que le réseau évacuait surtout les eaux pluviales, venues des toits comme du ruissellement de la montagne derrière la terrasse. La part des eaux usées domestiques est moins claire, car la terrasse était un site royal et cérémoniel où l'on connaît peu de latrines. Certains relient aussi des parties du système aux citernes de la terrasse, et le fonctionnement exact de l'ensemble reste débattu.

A. Mousavi, Persepolis: Discovery and Afterlife of a World Wonder, 2012

Égout de pierre: Traditions plus anciennes de l'art hydraulique

Traditions plus anciennes de l'art hydraulique

Dans les sources

Les égouts de brique cuite étaient connus de longue date en Élam et en Mésopotamie, et les bâtisseurs perses s'inspirèrent probablement de ces traditions. À Pasargades, le jardin de Cyrus possédait des canaux de calcaire taillé ponctués de petits bassins à intervalles réguliers. Ces canaux amenaient l'eau dans le jardin au lieu de l'évacuer, mais ils témoignent du même savoir-faire dans la taille de la pierre pour conduire l'eau.

D. Stronach, Pasargadae, 1978

Égout de pierre: Les ouvriers derrière les travaux

Les ouvriers derrière les travaux

Dans les sources

Les tablettes des Fortifications de Persépolis enregistrent des rations de grain, de vin et de bière versées à de grands groupes d'ouvriers à Parsa, dont beaucoup venaient de peuples lointains de l'empire, parmi lesquels des artisans qualifiés. Le creusement des égouts faisait probablement partie des travaux généraux de construction de la terrasse, menés par des ouvriers comme ceux-là.

R. Hallock, Persepolis Fortification Tablets, 1969; P. Briant, From Cyrus to Alexander, 2002

Sources

  • E. Schmidt, Persepolis I, 1953
  • A. Mousavi, Persepolis: Discovery and Afterlife of a World Wonder, 2012
  • D. Stronach, Pasargadae, 1978
  • R. Hallock, Persepolis Fortification Tablets, 1969
  • P. Briant, From Cyrus to Alexander, 2002