Encyclopédie › Bâtiments

Entrepôt

Entrepôt

Entrepôts royaux de matériaux et de marchandises dans l'empire perse, vers 530-479 av. J.-C.

Les rois perses dirigeaient une économie de réserves. Grain, vin, bois d'œuvre, pierre, étoffe et armes étaient reçus, comptés, conservés et distribués par des fonctionnaires qui consignaient chaque mouvement. Ces réserves nourrissaient les travailleurs, approvisionnaient les chantiers et armaient les troupes, et les archives conservées à Persépolis montrent avec quelle rigueur le système était administré.

Dans le jeu : L'Entrepôt conserve ensemble bois d'œuvre, argile, poterie, calcaire, armes, laine, étoffe et vin, avec des limites pour les marchandises volumineuses afin de garder de la place pour la poterie, l'étoffe et le vin. Les véritables réserves perses étaient réparties entre de nombreux bureaux et lieux.

Entrepôt: Marchandises comptées à l'entrée et à la sortie

Marchandises comptées à l'entrée et à la sortie

Dans les sources

Les tablettes des Fortifications de Persépolis furent rédigées pour la plupart en élamite entre 509 av. J.-C. et 493 av. J.-C. environ. Elles enregistrent les biens entrés en réserve et sortis de celle-ci dans toute la Perside. Des fournisseurs nommément désignés détenaient du grain, du vin, de la bière, des fruits et du bétail en de nombreux lieux et les délivraient sur ordres scellés. Chaque transfert était consigné, afin que les stocks puissent être vérifiés au regard de ce qui était sorti sous forme de rations ou de provisions de voyage.

R. Hallock, Persepolis Fortification Tablets, 1969

Entrepôt: Des entrepôts qui étaient aussi des ateliers

Des entrepôts qui étaient aussi des ateliers

Contesté

Les tablettes emploient le mot élamite kapnuški, habituellement traduit par « trésor », pour désigner des institutions à Persépolis, à Chiraz et ailleurs. Certaines abritaient des objets de valeur et des matériaux, tandis que d'autres employaient des groupes de travailleurs qui fabriquaient des biens. Les historiens débattent encore de la question de savoir s'il s'agissait d'entrepôts, d'ateliers ou des deux à la fois, et de leurs liens avec les réserves de grain et de vin.

P. Briant, From Cyrus to Alexander, 2002

Entrepôt: Le Trésor de Persépolis

Le Trésor de Persépolis

Dans les sources

Les fouilleurs du Trésor, sur la terrasse de Persépolis, ont découvert des magasins qui avaient contenu des vases de pierre, objets probablement apportés en présents ou en tribut, ainsi que de grandes quantités d'armes, dont des milliers de pointes de flèches. L'essentiel de ce qui a survécu reflète l'édifice tel qu'Alexandre le laissa en 330. Un groupe distinct de tablettes trouvées sur place, datées de 492 av. J.-C. aux années 450 av. J.-C., enregistre de l'argent versé aux ouvriers des chantiers royaux, en partie à la place de rations en nature.

E. Schmidt, Persepolis II, 1957; G. Cameron, Persepolis Treasury Tablets, 1948

Entrepôt: Des matériaux rassemblés de loin

Des matériaux rassemblés de loin

Dans les sources

La charte de fondation de Darius à Suse indique la provenance de ses matériaux de construction. Elle cite le cèdre du Liban, d'autres bois du Gandhara et de Carmanie, l'or de Sardes et de Bactriane, ainsi que la pierre et la brique travaillées par des peuples de tout l'empire. Des matériaux en telles quantités devaient être rassemblés et entreposés sur le chantier jusqu'à ce que les artisans en aient besoin.

DSf

Entrepôt: Le trésor du Roi en jarres

Le trésor du Roi en jarres

Hérodote rapporte que le Roi conservait le tribut reçu en faisant fondre le métal et en le versant dans des jarres de terre cuite. Une fois le métal figé, on brisait les jarres, et l'on découpait des morceaux de la masse solide selon les besoins. Le récit est peut-être simplifié, mais il reflète la vision grecque d'une richesse perse mise en réserve plutôt que dépensée aussitôt.

Herodotus 3.96

Sources

  • R. Hallock, Persepolis Fortification Tablets, 1969
  • E. Schmidt, Persepolis II, 1957
  • G. Cameron, Persepolis Treasury Tablets, 1948
  • DSf
  • Herodotus 3.96
  • P. Briant, From Cyrus to Alexander, 2002