Encyclopédie › Soldats et navires

Lancier perse
Fantassin de l'armée du Roi achéménide, vers 550-479 av. J.-C.
Le fantassin perse portait une lance, un bouclier d'osier et souvent un arc, et il formait le noyau des armées qui conquirent l'empire pour Cyrus, Cambyse et Darius. L'art perse le représente en garde du Roi, tandis que les auteurs grecs décrivent sa manière de combattre et son sort face à l'infanterie lourde grecque aux Thermopyles et à Platées.
Dans le jeu : Le jeu fait du Lancier perse une unité à bouclier qui contient pillards et cavaliers, arrête la plupart des flèches et se montre trop lente pour poursuivre. Historiquement, bien des fantassins perses portaient aussi un arc : lance et arc appartenaient souvent au même homme.

Armes et costume chez Hérodote
Récit antiqueHérodote, dans son dénombrement de l'armée de Xerxès, rapporte que les Perses portaient des bonnets de feutre souple, des tuniques à manches, des cuirasses à écailles et des pantalons. Ils avaient des boucliers d'osier, des lances courtes, de grands arcs avec des flèches de roseau et des poignards suspendus à la cuisse droite. Ailleurs, il fait dire à Aristagoras devant les Spartiates que les Perses combattaient avec des arcs et des lances courtes, en pantalons et en turbans, pour les convaincre qu'ils seraient faciles à vaincre.
Herodotus 7.61; Herodotus 5.49

Le lancier dans l'art et les textes perses
Dans les sourcesLes panneaux de briques émaillées du palais de Darius à Suse montrent des files de gardes tenant de longues lances lestées d'un contrepoids rond au talon, l'arc et le carquois à l'épaule. Des porte-lances bordent aussi les escaliers sur les reliefs de Persépolis. Dans son inscription funéraire, Darius proclame fièrement que la lance de l'homme perse a atteint des terres lointaines, et il compte l'habileté à la lance et à l'arc parmi les vertus d'un souverain.
DNa §4; DNb; E. Schmidt, Persepolis I, 1953; P. O. Harper, J. Aruz and F. Tallon (eds), The Royal City of Susa, 1992

Un mur de boucliers et une pluie de flèches
ContestéHérodote rapporte qu'à Platées, puis de nouveau à Mycale, les Perses dressèrent leurs boucliers d'osier en palissade et tirèrent à l'abri de celle-ci. Les historiens modernes appellent souvent ces troupes sparabara, « porteurs de boucliers », et restituent une file composée d'un homme armé du bouclier et de la lance à l'avant, suivi d'archers. On débat encore de la rigidité de cette formation et de l'usage du terme à l'époque, car tout repose sur des descriptions grecques et sur des analogies plus tardives.
Herodotus 9.61; Herodotus 9.99; N. Sekunda, The Persian Army 560-330 BC, 1992

Contre l'hoplite grec
Récit antiqueHérodote rapporte qu'aux Thermopyles les Perses combattirent dans un défilé étroit avec des lances plus courtes que celles des Grecs et ne purent tirer parti de leur nombre. À Platées, écrit-il, ils ne leur cédaient ni en courage ni en vigueur, mais manquaient d'armure et du savoir-faire des Grecs, et certains saisissaient à mains nues les lances grecques. Ces jugements émanent d'un auteur grec qui explique des victoires grecques.
Herodotus 7.211; Herodotus 9.62-63

Soldats de l'armée du Roi
ContestéHérodote décrit une armée organisée en unités de dix, cent, mille et dix mille hommes sous des commandants perses. Les historiens admettent une structure décimale, mais débattent du nombre de Perses de souche qui servaient comme soldats réguliers et du nombre de ceux qui étaient levés pour une seule campagne. Son chiffre de 1 700 000 hommes pour l'armée de terre de Xerxès passe généralement pour une forte exagération.
Herodotus 7.81; Herodotus 7.60; P. Briant, From Cyrus to Alexander, 2002
Sources
- Herodotus, Histories, books 5, 7 and 9
- Darius's tomb inscriptions at Naqsh-e Rostam (DNa, DNb)
- P. Briant, From Cyrus to Alexander, 2002
- N. Sekunda, The Persian Army 560-330 BC, 1992
- E. Schmidt, Persepolis I, 1953
- P. O. Harper, J. Aruz and F. Tallon (eds), The Royal City of Susa, 1992